Tout le monde devrait savoir ça

Une mensualité à taux fixe et durée connue se calcule ainsi :

Mensualité = (C*t /12) / (1 – (1 + t /12)-n)

C est le capital emprunté, t le taux annuel en décimal, et n la durée totale en mois.

Mais ça, on ne l’apprend pas à l’école.

We were winning

“Strange memories on this nervous night in Las Vegas. Five years later? Six? It seems like a lifetime, or at least a Main Era—the kind of peak that never comes again. San Francisco in the middle sixties was a very special time and place to be a part of. Maybe it meant something. Maybe not, in the long run… but no explanation, no mix of words or music or memories can touch that sense of knowing that you were there and alive in that corner of time and the world. Whatever it meant…

(…)

There was madness in any direction, at any hour. If not across the Bay, then up the Golden Gate or down 101 to Los Altos or La Honda. . . . You could strike sparks anywhere. There was a fantastic universal sense that whatever we were doing was right, that we were winning…

And that, I think, was the handle—that sense of inevitable victory over the forces of Old and Evil. Not in any mean or military sense; we didn’t need that. Our energy would simply prevail. There was no point in fighting—on our side or theirs. We had all the momentum; we were riding the crest of a high and beautiful wave…

So now, less than five years later, you can go up on a steep hill in Las Vegas and look West, and with the right kind of eyes you can almost see the high-water mark—that place where the wave finally broke and rolled back.”

― Hunter S. Thompson, Fear and Loathing in Las Vegas: A Savage Journey to the Heart of the American Dream

Fouette !

Xerxès 1er, l’homme qui fit fouetter la mer (en -480)

Ὡς δ᾽ ἐπύθετο Ξέρξης, δεινὰ ποιεύμενος τὸν Ἑλλήσποντον ἐκέλευσε τριηκοσίας ἐπικέσθαι μάστιγι πληγὰς καὶ κατεῖναι ἐς τὸ πέλαγος πεδέων ζεῦγος

Lorsque Xerxès en fut informé, ne le supportant pas, il ordonna de parcourir l’Hellespont en frappant la mer de trois cents coups de fouet, et d’y faire descendre une paire d’entraves.

Hérodote, VII, 34-35

Plus de détails dans : La légende du châtiment de l’Hellespont par Xerxès, Paul Perdrizet, Revue des Études Anciennes, année 1912 14-4, pp. 357-369 – accédé sur le portail Persée (persee.fr) le 9 avril 2026

Est-ce ainsi que les hommes meurent

Depuis bien longtemps déjà,
J’ai cessé d’écrire,
Cesser de lever les yeux,
Cessé de relire.
Dans le parc, devant la grille,
Les hommes arrivent
Et juste une trace de pas
Le long des rives,
Juste une trace de pas
Le long des rives.

Depuis bien longtemps,
Je ne dirige plus les musiciens.
Depuis bien longtemps,
Laissé pendu l’habit de magicien
Dans le parc, devant la mer.
Les robes blanches,
Enfants fragiles comme du verre,
Jouent sous les branches,
Enfants fragiles comme du verre,
Jouent sous les branches…

Est-ce ainsi que les hommes meurent ?
Et leur parfum, au loin, demeure.
Et leur parfum, au loin, demeure.

Depuis bien longtemps déjà,
J’ai cessé de vivre,
De toucher du bout des doigts
La tranche des livres.
Dans le parc, devant la rive,
Des bruits étranges,
Bruissements d’ailes, lumières,
Cheveux des anges,
Le bruissements des ailes, les lumières,
Les cheveux des anges…

Depuis bien longtemps déjà,
Le seul souvenir
D’une miette de vie encore
Que je respire,
Dans le parc devant l’allée,
Le vide immense.
Bruits des pas sur le gravier,
De mon enfance,
Les bruit des pas sur le gravier,
Les ombres dansent…

Est-ce ainsi que les hommes meurent ?
Et leur parfum, au loin, demeure,
Et leur parfum, au loin, demeure.

Gérard Manset , 1985 [chant et musique], 7e plage de l’album Prisonnier de l’inutile



Possiblement inspiré de la chanson Est-ce ainsi que les hommes vivent ? de Léo Ferré, dont les paroles sont tirées du poème de Louis Aragon Bierstube Magie allemande.


Léo Ferré (1916 – 1993), « Est-ce ainsi que les hommes vivent », 1961 [chant et piano], dans Léo Ferré chante Aragon, no. 10, Éd. S.E.M.I. Méridian


Louis Aragon (1897 – 1982), Bierstube Magie allemande, 1956, Le Roman inachevé, 7. La guerre et ce qui s’en suivit, no. 5, Paris, Éd. N.R.F. Gallimard